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Vie & société

Les Grands-ducs prennent leur envol

Par Tim Bird, novembre 2012

Photo : Martti Kainulainen/LehtikuvaFootball international finlandais, foot, Coupe du monde 2014, Euro 2016, FinlandeLes supporters finlandais les plus convaincus hissent leurs drapeaux dans la tribune nord du Stade olympique d'Helsinki lors d'un match de qualification pour la Coupe du monde.

Les qualifications finlandaises pour la Coupe du monde de football masculin 2014 de la FIFA qui aura lieu au Brésil s'annonçaient comme un défi difficile à relever, quel que soit l'adversaire. Mais l'équipe finlandaise a en outre joué de malchance en se retrouvant dans le même groupe que la France et en ayant à affronter les Espagnols, champions d'Europe et du monde.

En automne 2012, les qualifications ont commencé de façon assez peu encourageante avec un seul point remporté à l'occasion d'une défaite 1–0 à domicile contre la France en septembre, suivie d'un match nul 1–1 contre la Géorgie en octobre. Mais l'équipe semble faire preuve d'un réalisme raisonné depuis l'arrivée de son nouvel entraîneur, Mixu Paatelainen, qui insiste sur le fait qu'il faut « construire pour l'avenir ».

Ce qui signifie que l'objectif est désormais la qualification pour l'Euro 2016 qui se déroulera en France – un championnat que l'UEFA a hâtivement étendu pour inclure la qualification de 24 équipes (au lieu de 16), soit près de la moitié des pays d'Europe. S'il s'agit d'une mauvaise nouvelle pour le prestige de la compétition, elle est encourageante pour les pays aux faibles résultats en football comme la Finlande, qui ne s'est encore jamais qualifiée pour un tournoi majeur.

Aki Riihilahti est mieux placé que quiconque pour évaluer les chances de réussite de la Finlande. Joueur à la retraite, il est devenu un personnage mythique lors de son passage dans le club londonien du Crystal Palace entre 2001 et 2006, marquant 11 buts pour la Finlande en 69 matches.

« Il existe plusieurs raisons pour lesquelles nous sommes en retard sur les autres équipes, mais également plusieurs aspects sur lesquels nous sommes à égalité avec les autres pays scandinaves », explique-t-il. « Jouer au niveau national est de plus en plus difficile car de nombreux pays, en particulier ceux de l'ex-URSS, se sont développés très rapidement. »

Une tradition jeune

Photo : Kimmo Mäntylä/LehtikuvaFinnish Football international finlandais, foot, Coupe du monde 2014, Euro 2016, Finlande
Teemu Pukki (en bleu et blanc) tire pour la Finlande lors d'une qualification pour la Coupe du monde contre la Géorgie en automne 2012.

Aki Riihilahti se plaint des faibles investissements du secteur privé dans ce sport en Finlande par rapport aux autres pays nordiques (le Danemark, la Suède et la Norvège se sont tous trois qualifiés pour des tournois d'envergure). Il souligne le besoin croissant d'entraîneurs plus nombreux et mieux formés à tous les niveaux.

Les autres pays nordiques, selon lui, « ont une tradition footballistique plus ancienne et ont développé des clubs capables de fonctionner de façon professionnelle et d'apporter un réel coup de pouce à la formation de joueurs pouvant évoluer en équipe nationale. Récemment, la Finlande a réussi à développer des salles de football et d'autres installations. L'association entre sports et cursus académiques s'est également améliorée.

« Mais nous ne parvenons toujours pas à avoir une vision d'ensemble, à coopérer et à nous faire entendre dans la société. Avec 1,2 millions de Finlandais représentant différents clubs sportifs, nous pourrions avoir un poids bien plus important sur de nombreux sujets si nous étions en mesure de coopérer. À ce jour, la plupart des ressources et des efforts sont perdus dans le système et à travers un manque de professionnalisme interne. »

Toutefois, il ne perd pas espoir. « Nous avons une culture footballistique jeune, qui se développe rapidement. Je pense qu'il suffirait d'une petite étincelle pour que tout change. J'entends des petites histoires très intéressantes et je perçois des signes indiquant à quel point le football est utile et capable d'unir les gens. Je pense qu'il est du devoir des clubs et de la famille du football de se rendre compte de cela et de le faire savoir. »

Aki Riihilahti voit d'un bon œil le « soutien exceptionnel » du club Pohjoiskaarre (Virage nord), qui regroupe de manière organisée les très bruyants supporters finlandais occupant habituellement la tribune nord du Stade olympique d'Helsinki. Il évoque également l'adoption du nom Huuhkajat (les Grands-ducs) par l'équipe nationale, en référence à un match de qualification de 2007 joué à Helsinki, au cours duquel l'un de ces oiseaux a permis une victoire 2–0 de la Finlande sur la Belgique. « Je n'ai pas été tout de suite favorable à l'adoption de ce nom, mais cette démarche a donné une identité à l'équipe nationale et facilitera désormais la construction d'une histoire et d'une culture collective avec les supporters. »

Un sport qui évolue

Photo : Jussi Helttunen/LehtikuvaFootball international finlandais, foot, Coupe du monde 2014, Euro 2016, Finlande
Jari Litmanen, la star du football international finlandaise la plus connue, tire un coup franc pour le club HJK d'Helsinki lors d'un match de la Ligue des Champions 2011 contre le Dinamo Zagreb.

Aki Riihilahti a fait carrière au cours d'une période comptant de grands talents du football finlandais, comme Jari Litmanen et Sami Hyypiä. « Je crois que la plupart des joueurs actuels sont plus rapides et plus compétents que nous », explique-t-il. « Mais ils n'ont pas encore développé la même force mentale et le même esprit de compétition que nous avions alors. Le sport a évolué, il est plus rapide et tactiquement plus diversifié. »

Quelles seront les stars de demain ?

« Alex Ring [actuellement prêté par le HJK d'Helsinki au club allemand Borussia Mönchengladbach] est déjà une star, mais il dispose d'un grand potentiel inexploité et j'apprécie son caractère. Jere Uronen [qui joue pour le club Helsingborg en Suède] peut devenir un défenseur très différent et très intéressant pour la Finlande. Si l'attaquant d'HJK Joel Pohjanpalo continue de travailler aussi dur, il pourrait également faire partie des nouveaux talents. »

Matches de qualification de la Finlande en 2013 pour la Coupe du monde

22 marsEspagne/Finlande
7 juinFinlande/Belarus
11 juinBelarus/Finlande
6 sept.Finlande/Espagne
10 sept.Géorgie/Finlande
15 oct.France/Finlande

 

Links:

Le site Web d'Aki Riihilahti (en anglais)
L'équipe nationale finlandaise de football masculin : des faits et des chiffres

 

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